Plan Masse         RENOVATION D'UN ESPACE PUBLIC    Lieu  Plaza del Carmen, Alicante 03003, Espagne  Date   2002 2003 étude et concertation, 2005 2008 chantier Mission  Mission complète de maîtrise d’oeuvre urbaine  Equipe projet  FMAU (mandataire) / J. Martin , M. Borrego Archéologue   Programme  Restructuration d’une place historique sur l’emprise d’un ancien couvent dominicain   Surface  600 m² place + 1000 m² de voirie   Maîtrise d’ouvrage  Patronato Municipal de la Vivienda de Alicante   Montant des travaux  1,5 M € HT     La Plaza del Carmen est une très vieille place du centre ancien d’Alicante, bâtie sur les ruines d’un couvent du XVème siècle, mais abandonnée depuis quinze ans aux trafics illégaux et aux soirées étudiantes. Le reste de la population en avait peur. Sa rénovation était une option du concours Europan 3, mais aucune réponse n’avait réussi à convaincre l’architecte en chef de la restauration du centre ville.   Le projet réalisé est le résultat de plusieurs mois d’analyse  in situ,  de présence quotidienne pour comprendre toutes les nuances de la population hétérogène qui habite le centre ancien d’Alicante. Entre familles gitanes et touristes européens, jeunes et vieux, bars de nuit et restaurants,  le lieu vit presque 20 heures sur 24.           

Plan Masse

 

 

RENOVATION D'UN ESPACE PUBLIC

Lieu Plaza del Carmen, Alicante 03003, Espagne Date  2002 2003 étude et concertation, 2005 2008 chantierMission Mission complète de maîtrise d’oeuvre urbaine Equipe projet FMAU (mandataire) / J. Martin , M. Borrego Archéologue  Programme Restructuration d’une place historique sur l’emprise d’un ancien couvent dominicain  Surface 600 m² place + 1000 m² de voirie  Maîtrise d’ouvrage Patronato Municipal de la Vivienda de Alicante  Montant des travaux 1,5 M € HT

 

La Plaza del Carmen est une très vieille place du centre ancien d’Alicante, bâtie sur les ruines d’un couvent du XVème siècle, mais abandonnée depuis quinze ans aux trafics illégaux et aux soirées étudiantes. Le reste de la population en avait peur. Sa rénovation était une option du concours Europan 3, mais aucune réponse n’avait réussi à convaincre l’architecte en chef de la restauration du centre ville. 

Le projet réalisé est le résultat de plusieurs mois d’analyse in situ, de présence quotidienne pour comprendre toutes les nuances de la population hétérogène qui habite le centre ancien d’Alicante. Entre familles gitanes et touristes européens, jeunes et vieux, bars de nuit et restaurants,  le lieu vit presque 20 heures sur 24.  

 

 

 

   

  

   

  

 Pour mener à bien ce projet, une méthode inédite est inventée. L’analyse de la Plaza del Carmen dévoile une multitude de couches de quotidiens croisés. A la différence d’une analyse typo-morphologique classique, l’approche est plus anthropologique, basée sur le vécu, la rencontre, la discussion.  Toutes ces données, à la fois quantitatives et qualitatives,  sont transcrites sous forme de cartes. De la superposition de ces cartes,  depuis l’échelle du centre historique jusqu’à la ville toute entière, le projet dessine ses contours comme une évidence. La Place doit redevenir un lieu majeur des Alicantinos.   Comment faire pour rendre la place à tous ? La réponse trouvée est un programme. Il synthétise toutes les données analysées : l’archéologie du site, l’hydrologie, le soleil, le vent, les rythmes humains, les flux et le paysage.  A l’issue de six mois d’analyses, la réponse trouvée aboutit à la conclusion suivante : La Plaza del Carmen doit offrir un lieu amusant, gratuit, qui puisse être utilisé le jour et la nuit, par un enfant en bas âge,  son frère aîné, son oncle, ses parents,  ou sous la vigilance des grands-parents, venus se rafraîchir près d’une fontaine à l’ombre du soleil.   La réponse trouvée est simple : une place au balançoires.  La structure prévoit trois portiques permanents en acier inoxydables, sur lesquels sont fixés douze balançoires très résistantes, capables de supporter cent kg chacune. Une toile perforée bleue apporte de l’ombre la journée.  Le sol, en sable et caoutchouc recyclé bleu, absorbe l’eau de pluie et irrigue les arbres. Au nord, un gradin de marbre blanc permet d’organiser des spectacles et d’assister aux traditionnelles fêtes de Saint-Jean.   

Pour mener à bien ce projet, une méthode inédite est inventée. L’analyse de la Plaza del Carmen dévoile une multitude de couches de quotidiens croisés. A la différence d’une analyse typo-morphologique classique, l’approche est plus anthropologique, basée sur le vécu, la rencontre, la discussion.  Toutes ces données, à la fois quantitatives et qualitatives,  sont transcrites sous forme de cartes. De la superposition de ces cartes,  depuis l’échelle du centre historique jusqu’à la ville toute entière, le projet dessine ses contours comme une évidence. La Place doit redevenir un lieu majeur des Alicantinos. 

Comment faire pour rendre la place à tous ? La réponse trouvée est un programme. Il synthétise toutes les données analysées : l’archéologie du site, l’hydrologie, le soleil, le vent, les rythmes humains, les flux et le paysage.

A l’issue de six mois d’analyses, la réponse trouvée aboutit à la conclusion suivante : La Plaza del Carmen doit offrir un lieu amusant, gratuit, qui puisse être utilisé le jour et la nuit, par un enfant en bas âge,  son frère aîné, son oncle, ses parents,  ou sous la vigilance des grands-parents, venus se rafraîchir près d’une fontaine à l’ombre du soleil. 

La réponse trouvée est simple : une place au balançoires.  La structure prévoit trois portiques permanents en acier inoxydables, sur lesquels sont fixés douze balançoires très résistantes, capables de supporter cent kg chacune. Une toile perforée bleue apporte de l’ombre la journée.  Le sol, en sable et caoutchouc recyclé bleu, absorbe l’eau de pluie et irrigue les arbres. Au nord, un gradin de marbre blanc permet d’organiser des spectacles et d’assister aux traditionnelles fêtes de Saint-Jean.

 

   

  

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