Maison Tahiti Vegas

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  • Programme Transformation d’une grange en habitation
  • Lieu Ladornac 24120, France
  • Maîtrise d'ouvrage Privée
  • Maîtrise d'oeuvre FMAU
  • Dates 2009
  • Surface 219

    m² SHON

  • Mission Complète, interrompue en phase APD
  • Photos FMAU
  • Responsable projet Frédéric Martinet

Fantasmer la grange.

Rêver de Tahiti ou Las Vegas, et habiter sur un plateau calcaire au milieu des bois. Les propriétaires héritiers de cette grange familiale avaient choisi le réel sur le rêve, avec regret.

Le projet décide de retourner la question à l’envers. Il étudie les qualités de la grange avec le regard d’une bourgeoisie américaine amoureuse de la vieille pierre et de l’exotisme paysan. Le projet surjoue une vision sublimée du passé. Les pierres sont apparentes, mais les plafonds, les sols et les cloisons intérieures sont lisses, blancs, mates ou laqués. Les portes rustiques de granges sont converties en menuiseries sur mesure à petit bois en chêne. La cuisine oscille entre la froideur immaculée d’un laboratoire et la chaleur d’une tablée paysanne.

A côté de la grange et de son régionalisme exacerbé, 2 excroissances troublent encore plus la lecture du projet. Un abri utilise le bois vermoulu de la grange, recyclé en bardage. A l’intérieur, les voitures des propriétaires jouxtent la salle de gymnastique, le hammam et le jacuzzi. Entre cette annexe et la grange, un préau recouvre l’immense salle à manger d’été. Les gibiers du dîner passent au fond du pré.

La fabrication du bâtiment comme un milieu autonome (qui combine également la gestion de l’eau et de l’énergie) n’exclut pas un rapport de dépendance irrévocable avec le grand espace des Aubiers.

Celui-ci est rendu nécessaire. Et évident.

  • Programme Conversion of a barn into a house
  • Location Ladornac 24120, France
  • Client Private
  • Team FMAU
  • Size 219

  • Mission Detailed preliminary design
  • Photography FMAU
  • Project manager Frédéric Martinet

Fantasizing the barn.

Dreaming of Tahiti or Vegas but living on a limestone plateau in the middle of the woods. The heirs of this family barn have chosen reality over their dream, with regret.

The project flips the question on its head, by studying the qualities of the barn through the eyes of an American bourgeoisie in love with old stone and peasant exoticism. The project is overplaying a sublimated vision of the past. The stones are exposed, but the ceilings, floors, and interior partitions are smooth, white, matte, or lacquered. Rustic barn doors are converted into custom-made oak-framed windows. The kitchen swings between the immaculate coldness of a laboratory and the warmth of a peasant table.

Next to the barn and its exacerbated regionalism, two extensions are blurring the reading process. A shelter uses the recycled decaying wood from the barn as a cladding. Inside, the owners’ cars are adjacent to the gym, hammam, and jacuzzi. Between this annex and the barn, a canopy covers the vast summer dining room. The dinner game is returned in the field’s background.

The building’s fabrication as an autonomous environment (which also combines water and energy management) does not exclude an irreversible dependence on the vast space of the Aubiers. This is necessary. And obvious.