CONSTRUCTION D'UN NOUVEAU QUARTIER    Lieu  Bordeaux 33000, France   Date  2007  Mission  Etude stratégie  Equipe projet     FMAU, Erwan Bonduelle, Simon de Dreuille, Anthony Jammes   Programme  500 logements  surface commerciales et tertiaires  Performance énergétique  RT 2012  Surface  7,2 Ha  Maîtrise d’ouvrage  Europan 10  Crédits Photographiques   © FMAU       Tropicalisme   Les centres culturels, les gares, sont générateurs d’espace public. Leurs programmes les y obligent ; et leur prolifération actuelle dans les lieux en perte d’urbanité témoigne de leur réussite relative. Aussi, à une redondance un peu vaine - s’évertuer à fabriquer de l’espace public là où il existera - le projet préfère une réflexion sur un espace public sans doute moins manifeste. Où l’on est, plus que où l’on va. Comme de nombreux grands ensembles, la Cité des Aubiers a bénéficié d’une générosité de sol qui constitue désormais son patrimoine peut-être le plus précieux. Aujourd’hui, le grand espace aux pieds des barres s’ouvre à l’urbanisation, et avec elle, au risque d’être «rempli», ou résidentialisé. Les peupliers qui ont longtemps tenu ce territoire, et dont la silhouette articule l’échelle des tours à leur contexte diffus, vont bientôt disparaître. Le projet témoigne d’une grande foi en la fertilité de cet espace. Celui-ci reste extensif, opportuniste, économe dans les moyens qu’il met en oeuvre. L’apparition du tramway nous paraît suffisante pour révéler cet espace public.  Au sud, un nouveau bâtiment répond au grand ensemble des Aubiers. Un bâtiment dont nous affirmons la cohérence. Sa distribution est simple ; son dessin, homogène . Travail, habitat, climat océanique.  Trois cent quinze blocs (R+1), répartis uniformément sous le ciel, sont desservis de manière très efficace, presque trop efficace. Ce surplus de distribution contient toute la fragilité du système. Le sol, poreux, technique, sera espace contingent de circulation ou d’appropriation.   A l’échelle du bloc, le travail sur la minceur et la performance des seuils, associé à la qualité artificielle du sol, dilue la perception de l’ intérieur. Le bâtiment devient vulnérable. Vulnérable aux perturbations du programme, sensible aux conditions du climat, affecté sur son contour. Il  propose un séjour d’une durée indéterminée, de pure intériorité. La fabrication du bâtiment comme un milieu autonome (qui combine également la gestion de l’eau et de l’énergie) n’exclut pas un rapport de dépendance irrévocable avec le grand espace des Aubiers. Celui-ci est rendu nécessaire. Et évident.               

 

CONSTRUCTION D'UN NOUVEAU QUARTIER

Lieu Bordeaux 33000, France  Date 2007 Mission Etude stratégie Equipe projet  FMAU, Erwan Bonduelle, Simon de Dreuille, Anthony Jammes  Programme 500 logements  surface commerciales et tertiaires Performance énergétique RT 2012 Surface 7,2 Ha Maîtrise d’ouvrage Europan 10 Crédits Photographiques © FMAU

 

Tropicalisme

Les centres culturels, les gares, sont générateurs d’espace public. Leurs programmes les y obligent ; et leur prolifération actuelle dans les lieux en perte d’urbanité témoigne de leur réussite relative. Aussi, à une redondance un peu vaine - s’évertuer à fabriquer de l’espace public là où il existera - le projet préfère une réflexion sur un espace public sans doute moins manifeste. Où l’on est, plus que où l’on va. Comme de nombreux grands ensembles, la Cité des Aubiers a bénéficié d’une générosité de sol qui constitue désormais son patrimoine peut-être le plus précieux. Aujourd’hui, le grand espace aux pieds des barres s’ouvre à l’urbanisation, et avec elle, au risque d’être «rempli», ou résidentialisé. Les peupliers qui ont longtemps tenu ce territoire, et dont la silhouette articule l’échelle des tours à leur contexte diffus, vont bientôt disparaître. Le projet témoigne d’une grande foi en la fertilité de cet espace. Celui-ci reste extensif, opportuniste, économe dans les moyens qu’il met en oeuvre. L’apparition du tramway nous paraît suffisante pour révéler cet espace public.

Au sud, un nouveau bâtiment répond au grand ensemble des Aubiers. Un bâtiment dont nous affirmons la cohérence. Sa distribution est simple ; son dessin, homogène. Travail, habitat, climat océanique. Trois cent quinze blocs (R+1), répartis uniformément sous le ciel, sont desservis de manière très efficace, presque trop efficace. Ce surplus de distribution contient toute la fragilité du système. Le sol, poreux, technique, sera espace contingent de circulation ou d’appropriation. 

A l’échelle du bloc, le travail sur la minceur et la performance des seuils, associé à la qualité artificielle du sol, dilue la perception de l’intérieur. Le bâtiment devient vulnérable. Vulnérable aux perturbations du programme, sensible aux conditions du climat, affecté sur son contour. Il propose un séjour d’une durée indéterminée, de pure intériorité. La fabrication du bâtiment comme un milieu autonome (qui combine également la gestion de l’eau et de l’énergie) n’exclut pas un rapport de dépendance irrévocable avec le grand espace des Aubiers. Celui-ci est rendu nécessaire. Et évident.

 

 

 

 

 

      

  

 

 Plan Masse               

Plan Masse

 

 

 

 

 

 Axonométrie bloc 4 maisons

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