PROJET DE RENOUVELLEMENT URBAIN DE 19 HA    Lieu  Royan 17200, France   Date  2011   Mission  Plan d’urbanisme, stratégie urbaine, conception d’espaces publics   Equipe  FMAU / GRAU (mandataires), APRES LA PLUIE, ARCADIS, PERIOLE   Maîtrise d’ouvrage  Ville de Royan   Montant de travaux  22 M € HT   Superficie  19 ha      Comment continuer à renouveler une ville devenue nostalgique ?   Le centre ville de Royan est extra-ordinaire. Il est le résultat d’une multitude de faits culturels et urbains datant du XVIème siècle, XIXème siècle, de la seconde Guerre Mondiale, des années 50 et de l’histoire récente. Certaines couches historiques sont visibles dans la ville au travers de signes physiques comme l’architecture, l’espace public et le paysage. D’autres, qui ont été effacées, subsistent d’une façon invisible grâce à la mémoire collective des habitants. Tous ces événements qui ont produit le Royan d’aujourd’hui, sont une invitation à regarder plus largement l’histoire de la ville pour mieux comprendre son présent.  Nous avons sélectionné seize étapes de la transformation de la ville qui représentent seize conditions urbaines bien particulières. Cette lecture chronologique peut se lire comme la mutation d’un organisme vivant dans le temps selon des logiques successives diverses et contradictoires : la construction d’un territoire (Napoléon III), l’attraction balnéaire (1888), la destruction (bombardement de la ville 1945), la planification forte (plan Ferret), la tropicalisation (architecture brésilienne), la suburbanisation (développement du pavillonnaire, campings, tourisme de masse), l’altération du plan Ferret (destruction du casino et belvédère)...               

 

 

PROJET DE RENOUVELLEMENT URBAIN DE 19 HA

Lieu Royan 17200, France  Date 2011  Mission Plan d’urbanisme, stratégie urbaine, conception d’espaces publics  Equipe FMAU / GRAU (mandataires), APRES LA PLUIE, ARCADIS, PERIOLE  Maîtrise d’ouvrage Ville de Royan  Montant de travaux 22 M € HT  Superficie 19 ha

 

Comment continuer à renouveler une ville devenue nostalgique ?

Le centre ville de Royan est extra-ordinaire. Il est le résultat d’une multitude de faits culturels et urbains datant du XVIème siècle, XIXème siècle, de la seconde Guerre Mondiale, des années 50 et de l’histoire récente. Certaines couches historiques sont visibles dans la ville au travers de signes physiques comme l’architecture, l’espace public et le paysage. D’autres, qui ont été effacées, subsistent d’une façon invisible grâce à la mémoire collective des habitants. Tous ces événements qui ont produit le Royan d’aujourd’hui, sont une invitation à regarder plus largement l’histoire de la ville pour mieux comprendre son présent.

Nous avons sélectionné seize étapes de la transformation de la ville qui représentent seize conditions urbaines bien particulières. Cette lecture chronologique peut se lire comme la mutation d’un organisme vivant dans le temps selon des logiques successives diverses et contradictoires : la construction d’un territoire (Napoléon III), l’attraction balnéaire (1888), la destruction (bombardement de la ville 1945), la planification forte (plan Ferret), la tropicalisation (architecture brésilienne), la suburbanisation (développement du pavillonnaire, campings, tourisme de masse), l’altération du plan Ferret (destruction du casino et belvédère)...

 

 

 

 

 

               

  

 

 

 

 

      

  

 

         

     

 

 Cet élargissement du point de vue, permet de regarder au delà de la ville des «années 50» ou tout du moins d’en prendre une distance critique. Selon Bernardo Secchi «ce n’est pas la guerre qui a transformé la ville européenne, mais plutôt des comportements sociaux, le désir d’individualité....».  Il ne s’agit évidemment pas ici de relativiser la tragédie de la guerre ou l’ampleur de la reconstruction, mais plutôt de placer les faits urbains qui en résultent dans un temps plus long et étiré. Ainsi, les macro-événements de rupture (la destruction, le plan de Ferret) ont été accompagnés par une multitude de transformations plus lentes et étirées dans le temps et dans l’espace. Cela montre que les mutations les plus profondes de la ville ne sont pas forcément les plus visibles. De toute évidence le plan de Ferret des années 50 est aujourd’hui devenu hybride et altéré, entre autres par la destruction du belvédère et l’omniprésence de la voiture et des volets en plastique. Il traduit des réussites, des échecs, mais aussi de nouvelles situations plus hybrides et inattendues que nous sommes en mesure de comprendre et à l’intérieur desquelles nous pouvons agir.  D’autre part, tout le monde s’accorde sur l’importance de préserver l’architecture des années 50. Pour autant, cette préservation ne doit pas empêcher le développement de la ville ; bien au contraire, elle doit en être le moteur. L’enseignement que nous tirons de cette courte recherche sur l’histoire de la ville montre qu’il est aujourd’hui nécessaire de combiner une logique de préservation architecturale par la mise en valeur du patrimoine et une logique de fabrication de la ville sur la ville. Ces deux logiques sont parfois contradictoires, mais peuvent aussi devenir complémentaires si l’on considère Royan comme une ville multi-couches, c’est à dire une ville dont le potentiel réside dans son passé mais aussi dans sa capacité à évoluer. L’attribution du label «Art et histoire» est un pas important dans ce processus de transformation.  Dans un tel contexte, quelle vision pour Royan 2020 ?      

Cet élargissement du point de vue, permet de regarder au delà de la ville des «années 50» ou tout du moins d’en prendre une distance critique. Selon Bernardo Secchi «ce n’est pas la guerre qui a transformé la ville européenne, mais plutôt des comportements sociaux, le désir d’individualité....».

Il ne s’agit évidemment pas ici de relativiser la tragédie de la guerre ou l’ampleur de la reconstruction, mais plutôt de placer les faits urbains qui en résultent dans un temps plus long et étiré. Ainsi, les macro-événements de rupture (la destruction, le plan de Ferret) ont été accompagnés par une multitude de transformations plus lentes et étirées dans le temps et dans l’espace. Cela montre que les mutations les plus profondes de la ville ne sont pas forcément les plus visibles. De toute évidence le plan de Ferret des années 50 est aujourd’hui devenu hybride et altéré, entre autres par la destruction du belvédère et l’omniprésence de la voiture et des volets en plastique. Il traduit des réussites, des échecs, mais aussi de nouvelles situations plus hybrides et inattendues que nous sommes en mesure de comprendre et à l’intérieur desquelles nous pouvons agir.

D’autre part, tout le monde s’accorde sur l’importance de préserver l’architecture des années 50. Pour autant, cette préservation ne doit pas empêcher le développement de la ville ; bien au contraire, elle doit en être le moteur. L’enseignement que nous tirons de cette courte recherche sur l’histoire de la ville montre qu’il est aujourd’hui nécessaire de combiner une logique de préservation architecturale par la mise en valeur du patrimoine et une logique de fabrication de la ville sur la ville. Ces deux logiques sont parfois contradictoires, mais peuvent aussi devenir complémentaires si l’on considère Royan comme une ville multi-couches, c’est à dire une ville dont le potentiel réside dans son passé mais aussi dans sa capacité à évoluer. L’attribution du label «Art et histoire» est un pas important dans ce processus de transformation.

Dans un tel contexte, quelle vision pour Royan 2020 ?

 

 

 Cartes postales anciennes      

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 Détail de place

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